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18 octobre 2018
Allo, chef ? Je suis malade.
Allo, chef ? Je suis malade.

Allo, chef ? Je suis malade.

Les premières feuilles tombent des arbres et immédiatement, l’état de santé au travail flanche. De plus, outre l’automne et l’hiver, la période annuelle des grippes frappe à notre porte. Dès lors, vous pouvez vous attendre au retour des avis de maladie. Ceux-ci vont de pair avec toutes sortes de règles qu’il vaut mieux connaître. Par exemple : votre travailleur malade doit-il amener un certificat médical ? Ou peut-il reprendre le travail plus tôt lorsqu’il se sent mieux ? En outre, il n'y a pas que vos collaborateurs qui sont sensibles aux virus et autres microbes : leurs enfants peuvent aussi tomber malades. Nous espérons anticiper toutes vos questions en matière de notification de maladie à l’aide de cet article.

Imposez le certificat médical

Saviez-vous que la loi n’oblige pas vos collaborateurs à remettre un certificat médical ? Par conséquent, il est préférable d'imposer cette formalité dans le règlement de travail, dans une CCT ou simplement en le demandant. Dans ce cas, le certificat médical doit se trouver sur votre bureau dans les deux jours ouvrables (dimanches et jours fériés non inclus). La législation n’est pas non plus concluante concernant la prolongation de l’absence pour cause de maladie. La meilleure solution consiste à nouveau à fixer des règles claires dans une CCT ou dans le règlement de travail, de manière à recevoir un nouveau certificat médical de votre collaborateur en cas de prolongation de la maladie.

Faites preuve de vigilance face au retour prématuré

Votre collaborateur vous a consciencieusement remis son certificat médical mais ne veut plus rester alité. Il est rétabli et souhaite reprendre le travail. C’est très bien, bien entendu ! Mais son retour ne vous convient peut-être pas, par exemple car vous avez fait intervenir un remplaçant entre-temps. Malheureusement, vous n’avez pas d’autre choix que d’accepter sa reprise. De plus, vous ne pouvez pas demander de preuve qu’il est à nouveau apte au travail. Vous estimez préférable que votre collaborateur continue à se soigner ? Dans ce cas, vous pouvez faire examiner sa capacité au travail par un médecin du travail avant la reprise du travailleur. Il ne voit aucun inconvénient à son retour ? Dans ce cas, vous devez payer le même salaire à votre collaborateur et lui donner la même fonction qu’avant son congé maladie. Même si un remplaçant est encore présent.

Soyez au fait des options pour les enfants malades

Votre collaborateur se sent en pleine forme mais malheureusement, son enfant est malade. S’il n’a pas d’autre solution que de rester à la maison pour s’occuper de lui, votre collaborateur peut avoir recours à un congé pour motifs impérieux. Vous ne pouvez pas vous y opposer, mais vous n’avez aucune obligation de le rémunérer. Par an, vous pouvez autoriser dix jours de congé pour motifs impérieux, même s'il existe parfois des différences sectorielles. Votre collaborateur a déjà épuisé ces jours ? Vous pouvez convenir qu’il prenne un jour de congé « normal ». Certains enfants tombent plus souvent malades que d’autres. Vous pouvez donc élaborer une réglementation plus favorable pour vos collaborateurs, et par exemple étendre le nombre de jours de congé pour motifs impérieux. Par contre, vous ne pouvez pas réduire ce nombre de jours.

Vous avez des questions sur les règles de l’absence pour cause de maladie ? Contactez-nous pour de plus amples informations.

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