Consult
19 Avril 2018
Le printemps est arrivé. Fini les intempéries ! Quoique...
Le printemps est arrivé. Fini les intempéries ! Quoique...

Le printemps est arrivé. Fini les intempéries ! Quoique...

L’hiver semble avoir quitté le pays et fait place au printemps. Tout porte donc à croire que les ouvriers qui travaillent en extérieur pourront reprendre le travail pour une durée conséquente. Quoique... Les intempéries peuvent entraîner l’arrêt temporaire des travaux. Niels Van Hellemont, chef d’équipe chez Acerta BPO (Business Process Outsourcing), explique quels critères déterminent s’il est question ou non d’intempéries.

Chômage temporaire pour cause d’intempéries

Dans le langage populaire, l’on qualifie cette mesure « d’intempéries ». Officiellement, l’on parle de « chômage temporaire pour cause d’intempéries ». Pensez à l’image classique de chantiers qui ont l’air moroses et abandonnés en hiver et lors de fortes pluies. Dans la pratique, ce sont souvent la pluie et le gel/la neige qui bloquent le travail, mais ces éléments sont loin d’être les seules raisons d’intempéries.

Le chômage temporaire pour cause d’intempéries peut être invoqué pour les ouvriers*, intérimaires et apprentis en formation en alternance lorsque les conditions météorologiques sont de nature à rendre le travail impossible. Il faut alors que les conditions suivantes soient réunies :

  • Il doit s’agir de conditions météorologiques défavorables : pluie, gel, neige.
  • Les conditions météorologiques doivent être de nature à rendre le travail impossible. Lorsque les travaux sont seulement ralentis par le mauvais temps ou que le rendement baisse, vous ne pouvez pas introduire de chômage temporaire pour cause d’intempéries.
  • Il doit y avoir un lien direct de cause à effet entre les intempéries et les travaux.

Voici quelques exemples pour mieux illustrer la situation :

  • Le gel et la neige contrecarrent les travaux de maçonnerie ou de gros œuvre.
  • Les fortes pluies paralysent les travaux de marquage routier en raison d’un revêtement mouillé.
  • Les fortes pluies et le grand vent empêchent les laveurs de vitres de faire leur métier de manière sécurisée et correcte.

Aussi en cas de canicule

Vous remarquerez dans les exemples ci-dessus que les intempéries ne se limitent pas au secteur de la construction. D’autres secteurs peuvent y faire appel si les critères susmentionnés sont respectés (et bien entendu que les formalités requises par l’ONEM sont remplies correctement et à temps).

Nous parlions du printemps et du beau temps qui pointe le bout de son nez, ce qui relègue les intempéries au placard jusqu’à l’automne. Or, c’est loin d’être le cas. Les mois d’été peuvent certes connaître de violents orages et pluies, mais un phénomène moins connu est celui de la canicule. Lorsque la température atteint des sommets tellement élevés que le travail devient impossible, le chômage temporaire est également possible.

Vous n’êtes pas certain(e) que votre situation donne droit à des intempéries ? Vous pouvez faire appel à l’expertise de votre personne de contact chez Acerta BPO ou contacter l’ONEM.

* Les étudiants ne peuvent pas être mis en chômage temporaire tant qu’ils suivent des études avec un plan d’apprentissage complet (sauf pendant les mois de juillet, août et septembre suivant la fin de leurs études, s’ils sont encore liés par un contrat de travail étudiant)

En savoir plus ?

Contactez-nous.